Le Centre
Historique : Centre et bâtisse
Historique de l'édifice hébergeant le Centre des femmes de Montréal
Depuis sa construction en 1857, plusieurs membres de la bourgeoisie montréalaise ont habité cette maison. Pensons à l'Honorable Trefflé Berthiaume qui fut l'un des premiers propriétaires du journal « La Presse » ou encore Monsieur Joseph Odilon Dupuis, propriétaire du magasin Dupuis et frères ainsi que le célèbre auteur du code de procédures délibérantes dit « code Morin », soit le notaire Victor Morin qui en fit l'acquisition en 1911 et y vécu pendant 40 ans avec sa nombreuse famille.
En 1950, la maison est rachetée par l'Hôpital St-Jeanne d'Arc situé en face pour être transformée, avec le bâtiment voisin, en école et résidence pour les futures infirmières de l'Hôpital. Avec la création des CEGEP, l'école ferme en 1970. Les bâtiments, soient les 3585 et 3595 St-Urbain, sont vidés et laissés à l'abandon pendant quelques années.
Quatre ans plus tard, le Centre d'Information et de Référence pour Femmes (CIRF) qui deviendra plus tard le Centre des femmes de Montréal, s'installe dans des locaux du 3595. Peu de temps après, l'Hôpital décide de démolir les 2 bâtiments pour y construire un stationnement. Démolir la maison de Victor Morin, lui, qui fut l'un des précurseurs des groupes qui se sont consacrés à la défense du patrimoine urbain de Montréal, s'avère tout simplement scandaleux pour les fondatrices du Centre, mesdames Mona Forrest et Jacquie Manthorne.
Le Centre se mobilise et alerte l'opinion publique. Quelques temps
après, le 3595 est dévasté par un incendie criminel.
Le Centre décide alors de « déménager » pour
ne pas dire
« squatter » le 3585 rue St-Urbain. Une longue bataille
juridique s'installe.
Pendant que le Centre se débat pour sauver les bâtiments de la rue St-Urbain, tout le quartier est l'enjeu d'une des grandes luttes urbaines qu'a connu Montréal, celle du quartier Milton-Parc.
Finalement en 1976, la Cour Supérieure du Québec rend jugement et annule l'avis d'expulsion que l'Hôpital avait signifié au Centre.
La maison est en piteux état : inondations, problèmes électriques, cambriolage, vandalisme et incendie criminel l'ont passablement défigurée.
En 1978, la Société d'Habitation du Québec l'achète de l'Hôpital et la revend au Centre le 8 août 1983 au coût de 52 000 $.
En 1984, grâce à une campagne de financement sous la présidence d'honneur de Jacqueline Vézina, le Centre recueille 500 000 $ dans le cadre de la Phase I de sa campagne de financement, ce qui lui servit de fonds de base pour la construction d'une nouvelle aile de 9 000 pieds carrés à l'arrière de l'édifice.
Dix ans plus tard, malgré cet agrandissement, la maison d'origine datant de 1857, montre des signes évidents de son âge et est devenue trop petite pour combler les besoins présents et futurs du Centre des femmes de Montréal.
C'est une question de survie pour le Centre de pouvoir rénover la vieille partie de son édifice construite il y a plus de 140 ans et de construire une deuxième annexe au 3585 rue Saint-Urbain.
Grâce à la persévérance de sa directrice générale, Johanne Bélisle, qui chérit ce grand rêve depuis sa nomination en 1994, en 2002, la Fondation du Centre des femmes de Montréal amorce une campagne de financement ciblée sous la coprésidence de mesdames Christiane Bergevin, Présidente, SNC-Lavalin Capital inc. et Diane Veilleux, à l'époque vice-présidente, direction du marché de l'affinité, T D Meloche Monnex. Grâce aux efforts conjugués des coprésidentes, des membres du cabinet de campagne, du gouvernement du Québec, du secteur corporatif, de diverses fondations familiales et de certains individus, cette campagne permet de récolter les 3 500 000 $ nécessaires pour réaliser les travaux d'agrandissement et de rénovation du 3585 rue St-Urbain.
Ces travaux auront de plus valu à la Fondation du Centre des femmes
de Montréal et au cabinet Nomade de se mériter une mention
dans le cadre du Prix Orange, décerné par l'organisme
« Sauvons
Montréal » pour l'attention particulière portée
aux considérations architecturales.
En juin 2005, l'équipe du Centre des femmes de Montréal retrouve « SON » Centre désormais plus spacieux et entièrement rénové qui lui permettra d'implanter son guichet multi services grâce auquel les femmes et les familles pourront accéder aux services dont elles ont besoin, dans une perspective d'approche globale, et ce, sous un même toit.
